Comment booster le taux d’ouvertures de vos e-mails ?

Une campagne e-mailing non lue est une campagne perdue !

A quoi bon s’acharner à faire délivrer votre e-mail à vos destinataires si ces derniers ne l’ouvrent pas ? Le taux d’ouvertures est sans contestation l’indicateur clé de vos campagnes E-mailing, dont la réussite commence non seulement par faire aboutir l’email à vos destinataires mais surtout de leur faire ouvrir le message. Suivez les recommandations d’Edatis pour vous aider à booster le taux d’ouvertures de vos e-mailings.

Commençons d’abord par définir le taux d’ouvertures :

 
 
Qu’est ce qu’un « taux d’ouvertures »
Le taux d’ouvertures est une mesure importante de la performance de votre campagne e-mailing. Il est calculé comme suit :
  Nombre d’e-mails ouverts / Nombre d’e-mails aboutis.
  
Comment le mesure-t-on ?
Comme toute remontée de données, la mesure du taux d’ouvertures nécessite l’intégration d’un tag dans le code du message, à une exception près, ce tag n’est autre qu’un pixel transparent (image de taille 1 pixel). A l’ouverture ou à la prévisualisation de l’e-mail, l’image est affichée et l’ouverture est enregistrée sur nos serveurs nominativement.
Compte tenu de l’utilisation d’une image pour la détection de l’ouverture d’un e-mail, il serait alors impossible, pour le moment, de remonter cette information pour les e-mails envoyés sous format texte. Uniquement le format HTML peut bénéficier de tels retours. Nous vous invitons ainsi à lire l’article d’Edatis sur le comparatif des deux versions.
                                        

Néanmoins, il est aussi important de noter que l’ouverture ne peut pas être détectée si l’internaute ne procède pas au téléchargement des images (images bloquées par défaut par le webmailer).
  

Comment optimiser les taux d’ouvertures ?
  1.jpg Augmentez le taux de délivrabilité de vos messages :
Pour garantir à votre e-mail un taux élevé de délivrabilité, il est important de suivre certaines règles :                                        

Bien choisir les termes à utiliser : certains termes sont déconseillés autant pour le contenu que pour l’objet.
Voici un extrait d’une étude pour recenser les mots dits  » spamwords  » qui peuvent expédier vos e-mails directement dans le dossier spam de vos destinataires. Il est impératif de ne pas les utiliser :    Les mots Equilibrez l’utilisation des images et du texte : pour inciter vos destinataires à lire le contenu de votre message, nous vous conseillons de répartir de façon équilibrée les parties dédiées au texte et les parties graphiques intégrant images ou illustrations. Une créa bien équilibrée est plus à même de séduire visuellement et donc d’être lue par votre cible.    

Respectez les règles d’opt-in : adressez vos e-mails à des personnes qui ont émis leur consentement à la réception de vos messages, ils seront plus enclins à les ouvrir.

2 Optimisez le fond et la forme de votre message :

Soigner la forme et le fond de votre message n’est pas seulement conseillé pour augmenter sa délivrabilité mais aussi pour booster son ouverture :

Nom de l’expéditeur : il est préférable d’éviter d’utiliser « noreply » (par exemple : « noreply@domaine.com ») ainsi que la plupart des termes génériques comme « contact » ou « info » pour envoyer une campagne e-mail.                                        

Personnalisez vos messages : utilisez les fonctions de personnalisation pour attirer encore plus vos lecteurs. Vous avez la possibilité de personnaliser l’entête et le contenu selon les critères paramétrés dans votre base de données. Vous incitez vos destinataires à ouvrir ou à réagir positivement à votre e-mail.
Il serait préférable que l’objet de votre message soit axé sur les centres d’intérêts de vos destinataires et non pas sur leurs interpellations directes. Les spammeurs se sont déjà emparés de cette méthode et votre message peut ainsi être complètement ignoré.

Vérifiez les formats et les codes de vos emails : veillez à ce que vos e-mails soient bien codés avec une mise en forme respectant les conditions de la délivrabilité. Référez-vous à nos recommandations sur le code HTML et sur l’encodage des objets de vos emails afin de vous assurer d’un affichage correct de votre message.

3 Procédez à des split testing :
Testez différentes versions de votre message sur des échantillons avant l’envoi effectif de votre e-mailing. Vous apprécierez, selon les retours, quelle version a généré le plus haut taux d’ouvertures. Ce split testing peut se faire autant sur l’objet à travers le A/B test, que sur le contenu à travers l’utilisation des contenus dynamiques.

4 Adressez des messages hautement ciblés :
Bien cibler vos destinataires augmente considérablement le taux d’ouverture de vos messages. Commencez par vous assurer que vos contacts ont bien émis leur accord pour la réception de vos messages.

Utilisez les différents critères de votre base pour bien cibler vos destinataires. L’envoi de vos offres promotionnelles ou de vos différentes newsletters à des personnes mal ciblées risque de nuire à votre image. Les conséquences de telles erreurs de ciblage peuvent non seulement engendrer des taux d’ouvertures très faibles mais également augmenter le taux de désinscription.

N’hésitez pas également à exploiter tous les éléments de votre base pour un ciblage comportemental avancé. Sachez tirer profit de tous les retours générés de vos différentes campagnes, ils vous sont bénéfiques pour bien cibler vos e-mailings ultérieurs.

5 Envoyez vos e-mails aux bons moments :

Bien choisir le bon moment d’envoi influe considérablement sur le taux d’ouvertures de votre email.                                        

La date et heure d’envoi doivent être étudiés soigneusement selon la cible de chaque e-mail. Par exemple, il est déconseillé d’envoyer un e-mailing en BtoB un lundi matin. Le message risque d’être perdu au milieu de diverses sollicitations.

Pensez à la pression marketing que vous pouvez infliger à vos contacts. Une réception de plusieurs emails successifs peut les contrarier et les amener à vous signaler en tant que spammeur. Essayez alors de demander à vos internautes de choisir la fréquence d’envoi des newsletters pour éviter les plaintes.

Voilà. Avec ces conseils avisés, vous pouvez partir à la chasse « à l’ouverture » (et non pas à l’ouverture de la chasse !) ;-)

 

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20 Commentaires pour “Comment booster le taux d’ouvertures de vos e-mails ?”

  1. Bonjour et merci pour cette piqûre de rappel.

    Vous faites mention dans votre article d’une étude sur les « spawords » à ne pas employer dans un objet. Auriez vous le lien vers celle-ci?

    Merci

  2. Mathieu > C’est corrigé. Voici l’URL de l’étude.
    Merci de me l’avoir fait remarquer.

  3. Oh merci pour le lien de l’étude, ça tombe au bon moment, je préparais un envoi pour ces prochains jours, toujours au bon moment :P

  4. Ravi que ça puisse te servir Gaith !

  5. D’excellents conseils, merci beaucoup !

  6. Et si le taux d’ouverture dépendait de ces critètes mais également … du jour de l’envoi ?! Je pense que ça à ca part d’importance. Et il se pourrait que ça soit les campagnes envoyer le week-end qui performe le plus.
    A voir tout cela dans le baromètre temporel de Cabestan : http://www.intranet.cabestan.com/presse/barometre_temporel.html

  7. Christopher > Tout à fait. Votre remarque complète la partie « Envoyez vos e-mails aux bons moments ».
    En fonction de la cible nous recommandons des jours préférentiels (exemple le mardi en BtoB et le jeudi en BtoC)

    Ps: le lien ne fonctionne pas

  8. Réctificatif : voici le bon lien :
    http://www.cabestan.com/presse/barometre_temporel.html

  9. Bonjour à tous,

    L’ouverture est effectivement un indicateur essentiel… bien que trés imparfait. En effet, comme l’explique l’article, le mode de remoté de l’information implique un biais avec le blocage par défaut des images dans la majorité des messageries (implique une baisse mécanique des taux d’ouverture observés).
    Ce taux en reste néanmoins intéressant et en particulier pour mesurer un aspect souvent oublié : le nombre de messages qui arrivent directement en courrier indésirable. Ces messages sont considérés comme délivrés (ils ont bien été transmis par le FAI au client final donc par de retour serveur en bounce). Ils n’apparaissent donc nul part dans les statistiques d’une campagne… le seul moyen alors de les identifier (ou d’identifier une tendance) est de regarder la ventilation du taux d’ouverture par nom de domaine.
    En effet, il n’y a aucune raison que les internautes chez yahoo réagissent différemment des internautes chez Hotmail, et lorsque mon taux d’ouverture est de 25% chez Yahoo et 1% chez Hotmail… la seule explication est qu’une trés grosse partie des messages est passée directement en indésirable (ou a été supprimée par le FAI sans retour serveur).
    Cet exercice permet dans certain cas de relativiser clairement les résultats globaux fournis par les routeurs. Prenons par exemple le cas précédent mais avec comme hypothèse supplémentaire que Hotmail représente 50% de la base utilisée et Yahoo les autres 50% : mon taux d’ouverture global sera de 12,5% (à peu près)… la conclusion sera alors que la campagne est un échec alors qu’en fait cette campagne a bien marché et qu’il y a juste un problème à régler pour les envois sur hotmail.

    Enfin, le point départ d’une campagne réussie et donc de bons taux d’ouverture : un travail sur la base de données !! L’emailing reste un canal de marketing direct et ainsi 60 à 70% des résultats d’une campagne proviennent du ciblage. Je pense que nous avons tous en tête des exemples d’annonceurs qui ont des résultats « hors normes » en emailing avec des 50, 60 voir plus de 80% en taux d’ouverture… à bien y regarder tous ces annonceurs ont un point en commun : ils appliquent les règles du marketing direct à leurs campagnes et cela fait des années qu’ils travaillent leur base de données via du datamining sur les retours de campagne. Ils ont juste (c’est du boulot quand même ;-) ) rajouter des critères comportemenataux liés au canal utilisé.

    Cordialement,

    F. Testard

  10. F. Testard > Votre commentaire est très pertinent. En effet, l’enjeu des routeurs qui mettent en avant l’e-mail marketing est la délivrabilité.
    Ce mot revient souvent et pour cause. C’est bien à cause des arrivées en boite à spam que le taux d’ouverture baisse. Vos exemples l’illustrent bien : les résultats des campagnes ne doivent pas s’arrêter à livré/non délivré, le routeur doit proposer un suivi en boite de réception.
    Merci de votre retour

  11. Merci pour ce post. Etant une toute petite équipe pour l’instant, je vais mettre en application tout cela et j’essaye de vous faire un retour.
    voici notre site en question: http://www.fairesadeco.tv

  12. Bonjour Fabrice. J’attends votre retour :-)
    Le site est sympa en tout cas.

  13. [...] Comment booster le taux d’ouverture de vos mails [...]

  14. [...] Comment booster le taux d’ouvertures de vos e-mails ? (13) [...]

  15. Je suis parfaitement d’accord avec la nécessité de ne pas être obsédé par la taux de livraison (qui reste très ambigu puisque c’est une notion de serveur à serveur).

    Le taux d’ouverture est effectivement intéressant pour l’efficacité intrinsèque de l’email (objet, forme graphique, …) mais n’oublions pas que l’objectif final reste le clic et la transformation.

  16. vfournout > Tout à fait :-)

  17. Merci pour tout ces conseils pertinents.
    Je souhaite signaler que les split tests peuvent être effectués facilement avec l’outil Google Analytics (gratuit)  et Aweber, qui est un auto-répondeur (payant).
    Et les statistiques, suite aux envois d’e-mails, sont très complètes également. Cela peut être un bon outil pour lancer une campagne afin de lui assuré un franc succès.
     
    Amicalement,
    Karim

  18. Tous ces conseils sont très intéressants, je pense qu’il faut également une très bonne qualité d’adresses emails pour les envois. Moi depuis que j’utilise le site en lien pour l’achat de mes contacts, mon taux d’ouverture  s’est nettement améliorer :-)

  19. Testez vos connaissances et tentez de gagner un Iphone :
    http://www.facebook.com/Suis-je-un-bon-marketeur

  20. Très bon article, avec de bons rappels.
    Travaillant au Cned et participant aux newsletters et à l’emailing, je trouve ce travail intéressant.
    Certaines études récentes (SNDC notamment) montrent qu’il faut désormais travailler énormément sur les objets des messages (leur longueur, leur forme,  et leur approche sémantique) tout autant que sur les contenus bien entendu.
    En ce qui concerne les dates d’envois, il semblerait au vu d’autres études que le weekend soit conseillé (envoi différé pour ceux qui ne bossent pas le weekend ! ^^) pour inciter au taux d’ouvertures.
    En tout cas, bravo !

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